espÈces À statut particulier
La protection des espèces à statut particulier est un élément de taille dans le cadre de la conservation de la biodiversité. Ces espèces représentent souvent un maillon essentiel et vulnérable de l’équilibre des écosystèmes.
Au Québec, les espèces en situation précaire sont protégées par la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, qui a été adoptée en 1989. Le terme « menacé » s’applique lorsque la disparition de l’espèce est appréhendée. Le terme « vulnérable », quant à lui, est utilisé lorsque la survie d’une espèce est jugée précaire, mais que sa disparition n’est pas appréhendée.
À ce jour, dix-huit (18) espèces animales ont été légalement désignées menacées ou vulnérables et 107 autres ont été inscrites sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables (Source : http://www.mrnf.gouv.qc.ca/faune/especes/menacees/index.jsp). Du côté des espèces floristiques, 59 espèces ont été inscrites sur la liste des espèces menacées ou vulnérable et 333 autres ont été identifiées comme étant susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables. Cette liste est révisée fréquemment. En conséquence, elle est constamment ajustée en fonction de la situation des espèces : certaines peuvent être retirées lorsque les populations se portent bien et d’autres peuvent être ajoutées lorsque les populations diminuent.
Dans les UAF 064-52, 072-51 et 073-51, plusieurs de ces espèces ont été identifiées ou sont potentiellement présentes. Mentionnons principalement trois (3) espèces fauniques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables : la tortue des bois, le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin. L’habitat et le site de reproduction de ces espèces sont protégés lors des opérations de récolte afin de s’assurer que les individus présents sur le territoire survivent et demeurent sur place. Le territoire abrite également des espèces floristiques menacées. Mentionnons entre autres le ginseng à cinq folioles (menacé), l’ail des bois (vulnérable), le cypripède royal (susceptible), l’érable noir (susceptible) et le noyer cendré (susceptible). Lorsque ces espèces sont rencontrées sur le territoire, leur habitat immédiat est protégé et la façon de réaliser les travaux est adaptée en fonction des caractéristiques de chacune des espèces.
