Traitements sylvicoles
Le type de coupe utilisé dans les peuplements forestiers est fonction des essences d’arbre retrouvées dans ce peuplement, de leur âge (structure), de leur taille et de leur hauteur. Ainsi, un peuplement composé essentiellement du même type d’arbre ou d’une combinaison pouvant comprendre le sapin, les épinettes, le pin gris, le bouleau à papier et le peuplier faux-tremble, possédant essentiellement le même âge et la même hauteur, sera traité par coupe de régénération. De l’autre côté, une forêt d’essences tolérantes à l’ombre (i.e. érable à sucre) où les arbres sont de tailles et d'âges variés sera quant à elle traitée en coupe partielle.
Dans les UAF 064-52 et 072-51, la coupe de jardinage (CJ) (coupe partielle) est utilisée sur environ 95% des superficies traitées. Les autres traitements utilisés sont la coupe progressive d’ensemencement (CPE) (coupe de régénération) et la coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS) (coupe de régénération).
Pour l’UAF 073-51, les coupes de jardinage et d’éclaircie commerciales (coupes partielles) sont utilisées sur environ 50% des superficies traitées. Les coupes progressives d’ensemencement, par bandes, avec réserve de semencier et avec protection de la régénération et des sols (coupes de régénération) représentent quant à elles l’autre 50%.
Cette différence avec les UAF 064-52 et 072-51 s’expliquent par une proportion plus élevée de peuplements équiens composés de résineux et de feuillus intolérants à l’ombre.
Coupe de jardinage (CJ)
La coupe de jardinage est une récolte d'arbres choisis individuellement ou par petits groupes, en prenant soin de protéger ceux qui sont exempts de malformations et de maladies. Les forêts qui font l'objet de la coupe de jardinage doivent comprendre des arbres d'une grande diversité d'âges. On veut ainsi préserver les arbres d'avenir et leur donner le temps et les conditions idéales pour croître et ce, sans nuire à l'équilibre naturel du peuplement. Cette coupe partielle a pour effet de rehausser la vigueur du peuplement, de libérer l'espace pour la croissance des tiges d’avenir et favoriser l’établissement de nouvelles tiges. Cette coupe comprend le prélèvement, tout au plus, du tiers des arbres d'un secteur donné.
Coupe progressive d’ensemencement (CPE)
La coupe progressive d’ensemencement est une récolte de l’ensemble des tiges d’un peuplement ayant atteint l’âge d’exploitation en deux phases: la coupe initiale et la coupe finale. La coupe initiale consiste à prélever environ 40% des tiges du peuplement de façon à ouvrir le couvert forestier et à favoriser l’établissement d’une régénération issue des semences provenant des tiges résiduelles. Une fois la régénération établie de façon satisfaisante, la coupe finale permet d’éliminer le couvert résiduel et de favoriser la croissance des jeunes tiges. Un maximum de dix (10) ans peut s’écouler entre la coupe initiale et la coupe finale.
La CPE est généralement utilisée lorsqu’une structure régulière est désirée et que la régénération existante est déficiente.
Coupe avec protection de la rÉgÉnÉration et des sols (CPRS)
La coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS) est une coupe de tous les arbres matures d'une forêt, selon des techniques qui permettent de protéger à la fois la régénération et le sol forestier. Pour ce faire, les opérateurs de débusqueuses limitent les déplacements au maximum en empruntant des sentiers régulièrement espacés. La régénération ainsi préservée suffira généralement à reconstituer le nouveau peuplement.
La CPRS est le mode de coupe le plus approprié pour les forêts matures composées d'une seule essence ou d'une combinaison pouvant comprendre le sapin, les épinettes, le pin gris, le bouleau à papier et le peuplier faux-tremble.
Ce type de forêt est issu d’anciennes coupes à blanc ou de grandes perturbations naturelles, comme le feu, les épidémies d'insectes et les grands vents. Les tiges de ces peuplements ont sensiblement le même âge et la même hauteur puisqu’elles ont amorcé leur croissance au même moment. Ces forêts peuvent être qualifiées d’équiennes.
